L’édito du dimanche 20 mai : 7ème Dimanche de Pâques
Je leur ai fait don de ta Parole.
« Je leur ai fait don de ta Parole et le monde les a pris en haine parce qu’ils ne sont pas du monde. » Cette Parole, Jésus n’a cessé de la proclamer et d’en instruire ses disciples ; mais combien sont partis parce qu’ils ne pouvaient l’entendre ? Combien seront à ses côtés pendant la Passion ? Combien au pied de la croix ? Et Pierre qui refusait les paroles de son maître annonçant sa mort est vivement repris : « Passe derrière moi Satan. Ta façon de voir n’est pas celle de Dieu mais celle des hommes ».
La façon de voir de Dieu est celle de l’amour. C’est ce que Jésus n’a cessé d’enseigner. Jésus révèle explicitement au cours de sa grande Prière sacerdotale sa relation d’amour avec son Père. Il est totalement donné dans l’obéissance. Loin d’être contrainte subie et soumission passive, l’obéissance de Jésus est libre adhésion amoureuse au dessein du Père. C’est l’attitude qu’il nous demande d’avoir : Obéir à sa Parole par amour c’est l’écouter et la « manduquer ». « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole et mon Père l’aimera ». Nous avons à accueillir l’amour sans cesse donné pour en vivre et le partager. Certes, nous ne sommes pas du monde c’est-à-dire du monde qui n’aime pas ou ne reconnait pas Dieu. Mais faut-il pour autant se retirer de ce monde ? Vivre dans une bulle ? Ce n’est pas ce que nous demande Jésus, bien au contraire !
« Père, je ne te prie pas pour que tu les enlèves du monde mais pour que tu les gardes du mauvais. » (Jean 17,15).
Jésus nous appelle à une communion profonde avec ceux qui nous entourent de prés ou de loin, sans jugement, sans mépris, sans rejet. Nous avons à accueillir les misères de l’humanité, à nous en faire proche par la compassion, la compassion même de Jésus. Mais nous n’avons pas à céder au non-amour de Dieu qui nous entoure. Nous sommes appelés à vivre de l’amour de Dieu pour aimer comme le Fils aime le Père, à nous immerger dans ce monde car par notre Baptême et notre confirmation, habités par l’Esprit qui nous infuse la vie de Dieu, nous sommes envoyés en mission pour être les témoins sans peur de la Parole reçue.
Mais peut-être préférons-nous, comme les apôtres au Cénacle, nous enfermer par peur ? Et pourtant, à la veille de la Pentecôte, ne sommes-nous pas invités à sortir de nos cénacles pour nous plonger dans le monde qui n’aime pas Dieu, afin d’annoncer les merveilles du Seigneur et proclamer la Bonne Nouvelle du salut, en étant contagieux d’amour, de l’amour reçu du Père à travers le Fils et dans l’Esprit Saint, qui seul peut nous transfigurer ? Ainsi, dans l’Eglise et avec l’Eglise, « Nous pourrons poursuivre la mission du Christ : conduire le monde hors de l’aliénation, hors du péché pour qu’il redevienne le monde de Dieu. » (Benoit XVI).
Jean-Jacques de BOISSIEU
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1 réaction
16 octobre 2011 22:02, par Catherine Siegel
Merci d’avance de m’indiquer comment me procurer ce texte (ou de me l’adresser via internet)






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